Comment les salariés perçoivent-ils la formation ? C’est l’objet de l’enquête [1] réalisée par la Fédération de la formation professionnelle (FFP) et dont les résultats ont été présentés lors de son colloque sur la qualité organisé le 18 juin à Paris en partenariat avec le Centre INFFO, le GARF, l’ AEF , l’ANDRH et le FFFOD, sur La qualité en mouvement.
Qui va en formation ? Presque tout le monde. Les trois quarts des actifs (salariés et demandeurs d’emploi) ont suivi au moins une formation depuis leur premier emploi. 17 % ont participé à un seul stage et 58 % à plusieurs. La progression par rapport à l’enquête sur le même thème réalisée en 1999 est très marquée avec une augmentation de 14 %. Les inégalités d’accès selon la catégorie, la taille de l’entreprise subsistent mais semblent se réduire : 73 % des cadres ont suivi au moins une formation mais aussi 46 % des ouvriers ; 70 % sont salariés dans des entreprises de plus de 500 salariés et 45 % dans celles comptant de 20 à 49 salariés. Enfin, les chômeurs apparaissent comme une catégorie bénéficiant moins de la formation, 35% d’entre eux n’en n’ayant jamais suivi (contre 25% en moyenne).
La formation est-elle utile ? Oui, pour une écrasante majorité (90 %). Néanmoins, on constate un recul sur l’intensité : 31 % la considèrent « tout à fait utile » contre 56 % en 1990 avec des écarts selon l’âge : jeunes (18-24 ans) et seniors (+ de 50 ans) sont ceux à qui la formation semble le plus utile. Les chômeurs sont en retrait : 83% la jugent utile et 21% « tout à fait » utile.
Quel est l’impact des formations ? Réponse nuancée. Si près des trois quarts des sondés (73 %) reconnaissent à la formation des effets positifs sur leur parcours professionnel — notamment les jeunes et les cadres — avec une meilleure adéquation entre leurs compétences et la fonction (34%) ou à travers le dernier entretien d’évaluation (22%), une part importante d’entre eux (41 %) estiment que leur dernière formation n’a pas été prise en compte par leur supérieur hiérarchique et ils sont moins d’un sur dix à noter un impact sur leur rémunération.
Quelle image de la formation ? Globalement positive (92 % des sondés). La bonne image dont bénéficiait déjà la formation professionnelle en 1999 se confirme dans cette nouvelle enquête. Les chômeurs sont un peu moins convaincus avec 85 % qui déclarent en avoir une bonne opinion et 13 % une « très bonne ».
Sur quels critères est jugée la formation ? Deux éléments sont principalement pris en compte par les stagiaires :
[1] Etude réalisée du 27 au 30 mai 2009 par l’IFOP par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon de 800 salariés ou ayant exercé leur dernier emploi salarié dans des entreprises de plus de 20 salariés.