Stéphane Lardy défend bec et ongles la portabilité du DIF, inscrite dans l’ANI du 7 janvier 2009, qui découle sur ce point de l’accord de modernisation du marché du travail du 11 janvier 2008.
Le Monsieur formation de FO préfère parler de portabilité plutôt que de transférabilité, « car avec la portabilité, c’est l’Opca qui porte le compte DIF, ce qui réduit le risque de provisionnement », a-t-il expliqué lors de la conférence annuelle d’Uniformation, l’Opca de l’économie sociale, qui s’est tenue jeudi 12 mars. Il répondait au vice-président de l’Usgeres, Michel Porta, qui privilégie au contraire la transférabilité.
Revenant sur la négociation de l’ANI, Stéphane Lardy a admis que « sans contrainte de temps, les interlocuteurs sociaux n’auraient probablement pas négocié sur l’ensemble du corps conventionnel, mais uniquement sur les dispositions découlant de l’accord de modernisation du marché du travail du 11 janvier 2008. Nous estimions qu’il était trop tôt pour faire le point alors que nous n’avions pas encore le recul nécessaire pour faire un bilan complet de l’ANI de 2003 ». Le président de la République avait fixé la fin de l’année 2008 comme date butoir.
Concernant la réduction annoncée des Opca, qui figurait dans le document d’orientation remis par la ministre de l’Emploi aux interlocuteurs sociaux, en juillet 2008, « on va avoir la règle des 100 millions d’euros, fixée par le président de la République, a rappelé Stéphane Lardy. Je connais des organismes qui collectent moins de 50 millions d’euros et qui font le boulot. Et j’en connais d’autres qui collectent plus de 100 millions et qui le font moins bien. J’ai toujours considéré qu’il ne n’incombait pas aux partenaires sociaux de dire quels Opca doivent vivre ou mourir ». Une question « pas évoquée par l’accord même s’il y a un groupe de travail dédié », a remarqué le responsable FO.
S’agissant de l’examen du projet de loi entérinant la réforme de la formation professionnelle, à partir d’avril, Stéphane Lardy n’est « pas inquiet sur la retranscription de l’ANI ». Tout en se disant « inquiet » sur « ce qui ne figure pas dans l’accord », notamment la répartition future des organismes collecteurs.