Dans un entretien accordé La Tribune, en date du 24 septembre, François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, avertit le gouvernement du risque qu’il court à « bâcler le travail, de ne pas faire la pédagogie de la réforme et de donner l’impression qu’elle se fait contre les personnes concernées ». Il réclame un véritable agenda social, un « outil pour faire des réformes dans la clarté ».
Son organisation va proposer de regarder les effets induits par les allègements de charges accordés aux entreprises pour « réfléchir sur les contreparties à demander aux entreprises en termes de déroulement de carrières, de formation, et éventuellement, de recherche et d’innovation ».
Faisant part de ses craintes sur les conférences sociales de l’automne [1], François Chérèque réaffirme que la sécurisation des parcours professionnels est le fil rouge de son organisation dans les négociations. « Nous voulons que les ruptures individuelles du contrat de travail s’inscrivent dans un cadre collectif (...) Il faut aussi améliorer l’accès à la formation continue, dans et hors de l’entreprise, mieux accompagner les chômeurs, et enfin, rendre certains droits - comme la formation et l’assurance complémentaire - transférables d’une entreprise à l’autre. »
[1] Sur l’emploi, les revenus et le pouvoir d’achat ; sur les conditions de travail et sur l’égalité professionnelle hommes-femmes.