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De longues négociations (plus d’un an) ont finalement débouché sur un accord formation dans la branche des industries du caoutchouc. Signé par les deux organisations patronales : le Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP), qui regroupe les fabricants de pneumatiques comme Michelin) et l’Union des syndicats des PME du caoutchouc et de la plasturgie (UCAPLAST), il l’a été par trois centrales syndicales de salariés : FCE-CFDT, CFE-CGC chimie et Force Ouvrière. « L’accord est très proche des dispositions de l’ANI, concède Jacques Caltot, délégué fédéral de la CFDT, mais nous n’avions rien conclu depuis 1985. Nous faisons le pari que les signataires ont réellement envie que les choses avancent. » Dans le préambule, ils se donnent pour objectif de développer dans la branche « un dialogue vivant et innovant, notamment au sein de la CPNE* et l’Observatoire national de l’évolution des emplois institué par l’accord du 23 février 2004 ». L’accent est mis sur les formations destinées aux PME-TPE. Les partenaires sociaux veulent développer des actions d’information et de conseil et vont promouvoir des actions de formation interentreprise au sein de l’Institut de formation du caoutchouc (IFOCA, seul établissement spécialisé dans le caoutchouc, dispensant formation initiale et continue). L’accord détaille les publics prioritaires, dont les salariés âgés d’au moins 45 ans (avec une attention particulière aux plus de 50 ans) ayant exercé 20 ans, les salariés inaptes ou handicapés, ceux concernés par un changement d’emploi ou ceux devant pratiquer une langue étrangère dans leur emploi. L’encadrement fait l’objet de mesures spéciales de formation au management des collaborateurs, de gestion prévisionnelle des compétences, de conduite des entretiens professionnels, d’accompagnement de salariés (en tant que tuteur), d’élaboration et de mise en œuvre d’actions de formation. L’entretien professionnel doit se tenir au minimum tous les deux ans et suivra une trame établie par la CPNE. Les partenaires sociaux s’engagent à en faire la promotion au sein des TPE-PME. Le DIF acquis au rythme de 20 heures par an est proratisé pour les salariés à temps partiel. Il peut s’exercer hors ou pendant le temps de travail. Le contrat de professionnalisation peut durer jusqu’à 24 mois. L’accord ne comprend pas de dispositions pour la mise en œuvre du passeport formation (la CPNE* fera des propositions ultérieures). D’autre part, jugeant la création d’un Opca de branche impossible vu le nombre de salariés de la branche (environ 65 000), l’article 20 stipule néanmoins que les parties vont s’asseoir fort vite à la table des négociations pour créer une section paritaire professionnelle au sein d’un organisme agréé. Source Centre Inffo - Béatrice Delamer/AF/PGM/ * Commission paritaire nationale de l’emploi | ||